Accueillir un bébé est toujours une immense source de joie pour les parents. Dès que le moment de l’accouchement approche, un mélange d’impatience, d’excitation et de jubilation envahit les membres de la famille. Néanmoins, certains événements imprévisibles peuvent faire basculer la réjouissance des parents jusqu’au désespoir. Dans un témoignage relayé par le site Mirror, une fillette de 6 ans meurt seulement 5 jours après la naissance de sa petite sœur …

Une famille résidente à Malton dans le North Yorkshire, a dû faire face à un terrible choc, seulement cinq jours après la naissance de leur bébé tant désiré.

Une mort inattendue
Darcy, une petite fille âgée de seulement 6 ans, attendait avec impatience de rencontrer sa petite sœur. Pleine de joie, elle a assisté à la naissance de la petite Béatrice et l’a tout de suite aimée de tout son cœur.

Mais malheureusement, ce bonheur n’a duré qu’un laps de temps puisque Darcy a succombé à sa maladie, seulement cinq jours après la naissance de sa sœur.

En réalité, la fillette était atteinte d’une maladie rare appelée « association VACTERL/VATER. Ainsi, elle a dû subir près de 20 opérations durant sa vie. Elle qui était si contente de passer du temps avec sa petite sœur, a contracté une infection qui s’est avérée mortelle.

Des parents dévastés
Alors qu’Emily Nixon avait hâte d’élargir sa petite famille, elle a perdu son premier enfant. Incapables de l’abandonner à son triste sort, les parents ont passé cinq jours avec elle dans une chambre froide à l’hôpital avec le corps inanimé de leur fille. « C’était la personne la plus spéciale. Darcy était si gentille que les seuls souvenirs que j’ai d’elle sont lorsqu’elle pensait à d’autres personnes », déclara sa mère.

En outre, Emily a confié que ce qui lui faisait encore plus de peine, c’est que Darcy voulait passer plus de temps avec sa petite sœur.

Avant de mourir, Darcy aurait demandé aux infirmiers à voir sa mère.

Ensuite, elle l’aurait fixé droit dans les yeux avant de rendre son dernier souffle, révèle la mère. « Elle ne voulait pas partir sans me voir », confia sa mère.

Une maladie rare qui a consumé toute son enfance

Darcy a eu une vie bien courte marquée par de multiples interventions chirurgicales. En effet, six mois seulement après sa naissance, elle a appris qu’elle souffrait de l’association VACTERL/VATER.

De ce fait, elle était sujette à une série de malformations congénitales comprenant des anomalies des vertèbres, du cœur, de l’anus, du rectum, de l’œsophage et des reins.

Elle a subi 20 opérations dont cinq à cœur ouvert. Malgré tous ses malheurs, sa mère l’a décrit comme une enfant joyeuse et pleine de vie.

Accablés par le destin tragique de leur fille aînée, les parents ont tout de même déclaré « nous essayons d’être positifs et d’avoir un visage courageux parce que nous devons être là pour Béa ».

Comment faire face à la mort d’un enfant ?
Peu importe l’état de santé de l’enfant, lorsqu’il décède, le choc et l’amertume qui s’en suivent laissent place à une vie au goût amer. Selon le psychiatre Christophe Fauré, la perte d’un enfant transforme un parent pour toujours. Certains pensent que la blessure restera ancrée dans leur cœur à tout jamais et qu’ils ne pourront pas se relever face à cette épreuve. Mais en réalité, le psychiatre décrit la souffrance vécue par les parents endeuillés comme une étape tout à fait normale. Selon lui, la perte d’un enfant donne lieu à un sentiment de colère et de culpabilité. En effet, les parents se sentent trahis par l’existence et se demandent ce qu’ils ont fait pour mériter ça. Ensuite, ils commencent à remettre en question leur comportement avec l’enfant, et à se demander si en réalité, ils n’avaient pas une part de responsabilité dans ce drame. En outre, certains parents culpabilisent à l’idée qu’ils puissent, un jour, oublier leur enfant. Pour eux, aller mieux voudrait dire qu’ils ne l’aimaient pas suffisamment. Mais Christophe Fauré précise que faire perdurer la souffrance n’est absolument pas une preuve de leur amour.

Par ailleurs, le psychologue insiste sur l’importance pour les parents de s’exprimer pour s’alléger du fardeau émotionnel imposé par le deuil. Néanmoins, il est nécessaire de trouver une personne apte à écouter sans juger et sans se sentir sous l’emprise des émotions négatives. Ainsi, il est conseillé d’intégrer un groupe de soutien, avec des personnes qui ont vécu des situations similaires, ou encore d’aller chez un psychologue. En effet, les parents peuvent reprendre le court de leur vie, tout en gardant en mémoire leur défunt enfant.

source: santeplusMag