Pourquoi on fait plus l’amour pendant l’été

Pourquoi on fait plus l’amour pendant l’été

6 juillet 2021 387 Par astucerie

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L’été est là, le temps est chaud, plusieurs sont en vacances… Saviez-vous que c’est à cette période que les gens ont tendance à avoir plus de rapprochements sexuels?

On explique cela en partie par un stress moins grand sur notre libido à ce moment de l’année. Moins de boulot, la possibilité de faire des « siestes » à deux… Il y a les occasions de rapprochements dans la nature, le temps qu’on peut s’accorder à soi-même et à notre corps… Et la notion de plaisir, qui s’accorde si bien avec l’été!

Des couples ont mentionné augmenter significativement le nombre de leurs rapports sexuels pendants les vacances estivales, disant se retrouver comme au début de leur histoire d’amour, alors qu’en hiver, leurs ébats se font plutôt une ou deux fois par mois.

Mais pourquoi avons-nous plus envie de l’autre en été? Il semble que la libido préfère la chaleur et la paresse des vacances.

Selon le psychiatre et sexologue Jean-Roger Dintrans, « Il faut distinguer les vacances de la saisonnalité au sens propre du terme. Les humains, de même que les animaux, sont sensibles aux variations de lumière et de chaleur. Comme il y a des dépressions saisonnières, dues à la baisse de la sérotonine en raison d’une insuffisance d’ensoleillement, il y a des baisses de désir qui s’expliquent de la même façon.»

La libido plus basse en hiver s’expliquerait par la résurgence d’un comportement animal plus que par un rejet de la part de l’être aimé.

« L’étymologie du mot désir est à ce titre éloquente », mentionne monsieur Dintrans. En latin, desidera définissait l’époque de l’année où les astronomes ne voyaient plus l’astre d’hiver, l’étoile du Berger. Le moment où cet astre n’était plus visible au même endroit était le printemps. Le désir naissait donc à la saison des amours.

Ajoutons à cela que la belle saison nous pousse à laisser tomber des couches de vêtements. On montre plus de peau!

Qu’on soit célibataire ou pas, les moments passés sur les terrasses à admirer les passant.es semble stimuler plusieurs personnes.

Selon Albert Barbaro, médecin sexologue et psychologue clinicien, même si les saisons et la luminosité influencent notre désir, notre vie sexuelle est surtout « parasitée » par la frénésie de nos vies actives.

L’oisiveté serait un aphrodisiaque naturel…

Ainsi, le docteur Barbaro explique que « Le premier effet toxique sur le désir, c’est le stress. Il nous inhibe et nous fait oublier la sexualité. Dans le cas, rare, d’une vie calme et sereine, oui, la saisonnalité peut jouer. Mais ce qui compte avant tout, c’est de pouvoir se retrouver dans un contexte de détente. »

Ce qui veut dire que l’arrivée de l’été ne suffit pas à favoriser les ébats sexuels si les partenaires vivent des tensions quotidiennes, internes ou externes.

« Cela paraît trivial et évident, mais la première condition pour faire l’amour, c’est d’être ensemble physiquement! Or, nombreux sont les couples qui viennent consulter et dont je m’aperçois au fil des séances que le temps passé côte à côte est réduit à la portion congrue », explique Albert Barbaro.

Les vacances, qu’elles aient lieu en hiver ou en été, ainsi que l’oisiveté qu’elles apportent sont souvent le meilleur des aphrodisiaques.

On met de côté le stress des dead lines au bureau et les réunions interminables et on laisse place à la baignade, aux caresses du soleil, à la fatigue saine des randonnées dans la nature…

Les activités des vacances nous rendent plus disponibles à l’autre et de ce fait, à la jouissance. Ce sont comme des préliminaires…

« Les vacances nous ouvrent à toutes les sensations hédonistes », explique Jean-Roger Dintrans.

Albert Barbaro ajoute qu’« Un couple qui, par la grâce d’un séjour estival, retrouve cette frénésie qu’il pensait avoir perdue n’a aucune raison de s’inquiéter »,

Cependant, les vacances peuvent également mettre en exergue d’autres difficultés de couples, qui ne proviennent pas du stress de la vie quotidienne…

« Si, en dépit de ce contexte favorable, le couple n’arrive pas à se reconnecter, il est confronté de manière assez brutale à la réalité : il y a quelque chose de plus profond qui explique l’absence d’étreintes. Les obstacles invoqués au quotidien, comme le surmenage, sont peut-être des alibis. »

C’est lors des vacances que certains couples se rendent compte que e stress du boulot et la routine ne sont pas les uniques causes de leur éloignement. Ainsi, c’est lors des vacances, quand aucun rapprochement n’a lieu que des prises de conscience se font.

Un congé peut être un révélateur d’une difficulté sous-estimée jusqu’alors.

Jean- Roger Dintrans prévient toutefois les couples qu’il ne faut tomber dans une obsession de la performance parce qu’on est en vacances.

« Il n’y a pas de normalité en la matière. Les incantations à la jouissance, relayées par la presse notamment avant l’été, peuvent avoir pour effet de mettre beaucoup de pression sur les couples », dit-il.

En résumé, en matière de sexe comme en tout, l’important est de faire ce qu’il nous plait!

Source: Psychologies · Crédit Photo: Adobe Stock

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