La France prescrit-elle trop de médicaments aux jeunes enfants ?

La France prescrit-elle trop de médicaments aux jeunes enfants ?

20 juillet 2021 159 Par astucerie

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Une étude publiée lundi 12 juillet 2021 s’inquiète de l’augmentation de la prescription de médicaments aux enfants. La France est l’un des pays qui en prescrit le plus.

« 86 enfants de moins de 18 ans sur 100 ont été exposés à au moins une prescription médicamenteuse au cours de l’année 2018-2019, une augmentation de 4 % par rapport à 2010-2011 », alerte l’Inserm par une étude publiée lundi 12 juillet 2021 dans la revue The Lancet Regional Health Europe. Sur l’année 2018-2019, ce sont les moins de six ans qui ont été les plus exposés aux médicaments, puisque plus de 97 % en ont utilisés. L’institut de recherches estime ainsi qu’on prescrit trop de médicaments aux enfants en France, alors que « les plus jeunes sont particulièrement vulnérables aux effets indésirables à court et long terme des médicaments ».

La France, un des pays les plus prescripteurs
La France fait partie des pays qui prescrivent le plus de médicaments dès le jeune âge. L’Inserm insiste tout de même sur les risques de ces comparaisons entre pays européens puisque les systèmes de santé et les politiques de remboursement des médicaments différent beaucoup. Néanmoins, en France, l’utilisation des antibiotiques avant 18 ans, par exemple, est supérieure de près de 50 % à la moyenne des pays de l’OCDE et celle des corticoïdes par voie orale 20 fois plus élevée que celle observée pour des enfants norvégiens dans d’autres études récentes.

Les analgésiques en tête
Parmi les médicaments prescrits aux moins de 18 ans, les analgésiques (aspirine, paracétamol, ibuprofène) représentent 64 % des prescriptions. Suivent les antibiotiques à 40 % (soit tout de même 12 % de moins qu’il y a dix ans), les corticoïdes par voie nasale à 33 %, la vitamine D à 30 %, les anti-inflammatoires non stéroïdiens à 24 %, les antihistaminiques à 25 % et enfin les corticoïdes par voie orale à 21 %. Face à ces chiffres, la co-autrice de l’étude, la docteure Marion Taine, recommande de « mieux cibler les futures campagnes de formation (afin) d’optimiser l’usage des médicaments en pédiatrie ».

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