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Les délinquants sexuels condamnés en Alabama recevront bientôt un traitement médical pour réprimer leurs pulsions sexuelles avant d’être libérés de prison en vertu d’une loi envoyée au gouverneur pour approbation le 31 mai.

L’Assemblée législative de l’État de l’Alabama a adopté avec une écrasante majorité le projet de loi 379 (HB379) de la Chambre des représentants, qui impose la « castration chimique en plus de toute autre peine ou condition prescrite par la loi » à quiconque est admissible à une libération conditionnelle et condamné pour une infraction sexuelle impliquant un jeune de 13 ans ou moins.

Contrairement à la castration chirurgicale, qui consiste à sectionner les parties génitales, la castration chimique utilise des médicaments pour supprimer les pulsions sexuelles.

Le projet de loi adopté par la Chambre (72 voix pour et 16 contre) et le Sénat (27 contre) a été transmis au gouverneur de l’Alabama, Kay Ivey. Elle habilite le Département de la santé publique à administrer le traitement et à faire payer au condamné toutes les dépenses connexes ou à l’accuser d’avoir enfreint une condition de sa libération conditionnelle.

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« Ce projet de loi obligerait le libéré conditionnel à payer lui-même les frais du traitement, à condition de ne pas refuser sa libération conditionnelle même s’il ne peut pas payer. » Cependant, « si une personne reçoit l’ordre de subir un traitement de castration chimique comme condition de sa libération conditionnelle et qu’elle refuse de subir le traitement, son refus constituerait une violation des conditions de sa libération conditionnelle et entraînerait sa détention préventive au ministère des Services correctionnels », selon le projet de loi.

Le représentant de l’État, Steve Hurst (comté de R-Calhoun), a présenté le projet de loi espérant qu’il inciterait les délinquants sexuels à réfléchir à deux fois avant de récidiver.

« Si nous faisons quelque chose de cette nature, cela empêcherait que cela se reproduise en Alabama et réduirait sûrement le nombre d’agressions », a-t-il déclaré à CBS42. « Ils ont marqué un enfant à vie et la punition doit être à la hauteur de leur crime. »

L’avocat Raymond Johnson a déclaré qu’il est probable que les communautaires s’opposeront au projet de loi par des moyens légaux puisque l’abus d’enfants est déjà une infraction grave passible d’une peine d’emprisonnement et d’une probation après libération conditionnelle.

« Ils vont contester ce projet de loi en vertu de la Constitution du 8e Amendement », a-t-il dit. « On va prétendre que c’est un châtiment cruel et inhabituel pour quelqu’un qui a purgé sa peine et qui devra être castré pour le reste de sa vie. »

Bien que M. Hurst reconnaisse que le projet de loi semble sévère, il croit que c’est toujours mieux que de permettre aux enfants vulnérables de continuer à être exposés à des prédateurs sexuels.

« J’ai eu des gens qui m’ont appelé dans le passé quand j’ai présenté ce projet, pour me dire que c’était inhumain, mais je leur ai demandé ce qu’il y a de plus inhumain entre cette punition et le fait d’attraper un petit enfant en bas âge, de l’agresser sexuellement alors qu’il ne peut pas se défendre ou s’enfuir, et qu’il en subisse les conséquences pour le reste de sa vie », a-t-il dit. « Ils m’ont répondu qu’en effet, c’est ce qui est vraiment inhumain. »

Source: epochtimes.fr

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