Radars embarqués : En septembre ils deviennent privés, et les amendes vont pleuvoir



Radars embarqués : En septembre ils deviennent privés, et les amendes vont pleuvoir

Actuellement, 383 voitures banalisées circulent sur les routes françaises avec des radars cachés sous leur plaque d’immatriculation, un appareil photo dissimulé derrière le pare-brise. À elles seules, ces voitures flashent environ 1,5 million d’automobiles par an (chiffres 2015). Chaque voiture nécessite de mobiliser un policier ou un gendarme, et un collègue chargé de programmer les limites de vitesse en fonction de la route empruntée.

 Par manque de moyens humains, les voitures banalisées équipées de radars mobiles ne sont en service qu’une heure par jour (1h13 plus précisément). Le nouveau dispositif prévoit que le nombre de voitures avec radars augmente à 450 d’ici l’an prochain. Avec des sociétés privées, il y aura donc plus de voitures dont le système intelligent ne nécessite qu’un seul agent à bord, et surtout elles pourront circuler sur les routes pour beaucoup plus longtemps, environ huit heures en moyenne.

Les entreprises privées ne seront autorisées que sur les routes qui auront été prédéterminées par la police et n’auront pas accès à l’information des véhicules ayant été pris en excès de vitesse. Ces radars « privés » cibleront les automobilistes qui rouleront 10 km/h au-dessus de la limite autorisée dans les zones inférieure à 100 km/h, et flasheront les conducteurs qui rouleront 10% au-dessus de la limite autorisée dans les zones à plus de 100 km/h.

Des « machines à cash » dénoncées : Pour l’association 40 Millions d’automobilistes l’utilisation de sociétés privées pour conduire les voitures avec radar embarqué va faire passer le profit avant la sécurité routière. Toujours selon l’association, faire circuler les voitures 8 heures par jour reviendrait à dresser 12 millions de PV par an. Dans un sondage réalisé du 10 au 12 janvier derniers par Harris Interactive, 78 % des Français se déclarent opposés à la privatisation de ces radars. Et 80 % estiment que le contrôle de la vitesse sur les routes doit rester du domaine des représentants du service public. Pour rappel, le nombre de morts sur les routes ne baisse plus depuis deux ans et 3469 personnes ont perdu la vie en 2016.

source:worldactuality




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