Christophe Dettinger, le boxeur gilet jaune s’explique en vidéo



Christophe Dettinger, le boxeur gilet jaune s'explique en vidéo

Dans une vidéo mise en ligne lundi midi sur Facebook, l’ancien boxeur Christophe Dettinger, soupçonné d’avoir frappé des gendarmes samedi lors de la manifestation parisienne des Gilets jaunes, revient sur son geste. Il s’est depuis rendu et a été placé en garde à vue.

Christophe Dettinger s’est rendu à la police lundi matin et a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir frappé des gendarmes samedi lors de la manifestation parisienne des Gilets jaunes. Depuis, cet ancien boxeur professionnel était activement recherché, une perquisition avait ainsi été menée à son domicile dans l’Essonne dimanche matin. Lundi midi, une femme se présentant comme sa belle-sœur a publié sur Facebook une vidéo – apparemment tournée dimanche – où Christophe Dettinger donne sa version des faits.

Il dit « avoir la colère du peule en [lui] »

Ce dernier, qui est âgé de 37 ans, explique avoir participé à toutes les mobilisations parisiennes des Gilets jaunes. « J’ai vu la répression qu’il y a eu, j’ai vu la police nous gazer, j’ai vu la police faire mal à des gens, avec des flash balls, j’ai vu des gens blessés, j’ai vu des retraités se faire gazer, j’ai vu plein de trucs », relate le boxeur, qui dit « arriver à finir [ses] fins de mois », mais « c’est compliqué ».

Revenant sur la journée de samedi, et sur ce qu’il s’est passé sur la passerelle Sédar-Senghor, Christophe Dettinger affirme s’être « fait gazer » avec sa femme. « Oui, à un moment la colère est montée en moi et oui j’ai mal réagi. J’ai mal réagi mais je me suis défendu, voilà. »

« Je manifeste pour tous les retraités, le futur de mes enfants, les femmes célibataires… Je suis un gilet jaune, j’ai la colère du peuple en moi », poursuit celui dont le dernier combat de boxe remonte à 2013.

Je ne suis pas d’extrême gauche, pas d’extrême droite, je suis un citoyen lambda

Dans cette vidéo, Christophe Dettinger évoque aussi l’attitude des responsables politiques, et son impact sur son comportement. « Je vois tous ces Présidents, ces ministres […], ils ne sont même pas capables de montrer l’exemple, ils se gavent sur notre dos. C’est toujours nous les petits qui payons. Quand j’entends les gueux, les sans dents, moi je me sens concerné », déclare l’homme qui devra « répondre de ses actes », selon les termes du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

« Je ne suis pas d’extrême gauche, je ne suis pas d’extrême droite, je suis un citoyen lambda, je suis un Français, j’aime mon pays, ma patrie », poursuit le boxeur, qui lance pour terminer un appel aux Gilets jaunes : « Je suis de tout cœur avec vous. Pacifiquement, mais il faut continuer le combat, s’il vous plait. »

Une cagnotte et une pétition lancées

Lundi à 15 heures, soit deux heures environ après sa mise en ligne, la vidéo avait été vue plus de 200.000 fois, partagée à près de 24.000 reprises et commentée 4.900 fois. Une cagnotte – « la seule et unique officielle validée par sa famille » – destinée à l’aider financièrement a été mise en place. « Ce week-end face à la pression, il a pris un risque pour défendre les manifestants. Malheureusement, il risque de servir d’exemple. Aidons-le dans ce combat, il ne doit pas être le seul à payer », peut-on lire dans la description. Plus de 16.000 euros ont pour l’heure été récoltés (975 participations, lundi à 15 heures).

Dimanche, une pétition avait été lancée pour déchoir Christophe Dettinger de son titre de champion de France des poids lourds-légers de 2007. Adressée à la Fédération française de boxe – qui a condamné l’attitude de l’ancien boxeur dimanche dans un communiqué -, elle avait été signée par 530 personnes, lundi à 15 heures. Son initiateur se nomme « Foulards rouges », du nom d’un groupe créé en soutien à Emmanuel Macron, en opposition aux Gilets jaunes.

Source: le parisien




Partagez l'astuce avec vos amis:


Comments

comments